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الخميس، 28 فبراير، 2013

Tunisie : les découvertes de caches d'armes se multiplient - LE MONDE

http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2013/02/28/tunisie-les-decouvertes-de-caches-d-armes-se-multiplient_1840625_1466522.html
Un "corridor" pour d'autres destinations comme l'avait évoqué le président Moncef Marzouki ? Ou la constitution inquiétante de stocks ? Les saisies d'armes se multiplient en Tunisie où plusieurs caches ont été découvertes depuis le début de l'année. Dernière en date : trois fusils, quatre kalachnikovs, deux grenades et plus de 300 cartouches auraient été trouvés par les forces de sécurité lors d'une perquisition dans un appartement du centre-ville de Tunis, à Bab El Khadhra, rapportait, le 27 février, le quotidien arabophone Chourouk. La veille, deux occupants d'une voiture contenant une mitraillette et des munitions auraient été interpellés au cours d'un contrôle de routine à Menzel Bouzelfa, dans le gouvernorat de Nabeul. Le 21 février, treize suspects étaient également appréhendés dans deux cités populaires à l'ouest de Tunis en possession d'une quantité importante d'armes. "Des dizaines de RPG [lance-roquettes], des kalachnikovs, des munitions et des explosifs ont été découverts par la garde nationale [l'équivalent de la gendarmerie en France] à Mnihla", une commune située à 15 km de la capitale, indiquait alors le ministère de l'intérieur tunisien, en exposant sur son site Internet les photos de l'arsenal découvert. Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés MULTIPLICATION DES ACCROCHAGES A Douar Hicheur, un quartier populaire considéré comme une place forte des salafistes djihadistes, c'est une importante quantité d'armes blanches qui avait été trouvée. Le 17 janvier, à Médenine, à 480 km au sud de Tunis, 65 roquettes, 3 GPS et 3 lance-roquettes étaient saisis. Cette prolifération d'armes, attribuée à la dispersion des anciens arsenaux du colonel Kadhafi en Libye, inquiète les autorités tunisiennes alors que les accrochages entre les forces de sécurité et des groupes se multiplient. Le 21 février, retranchés dans la mosquée Errahma de Sidi Bouzid, foyer de l'insurrection tunisienne, des individus armés ont ouvert le feu sur la police et blessé d'eux d'entre eux. Le 29 janvier, d'autres heurts, à Kasserine (300 km de Tunis) cette fois, s'étaient conclus par deux autres agents blessés par balles. Plus inquiétant : en décembre 2012, Ali Larayedh, le ministre de l'intérieur – appelé actuellement à former le nouveau gouvernement, avait pour la première fois reconnu l'existence d'un camp d'entraînement d'extrémistes religieux dans la région de Kasserine, près de la frontière algérienne, sur le mont Chaambi. "Nous avons découvert un groupe terroriste lié à Al-Qaida au Maghreb islamique [AQMI] dans un camp d'entraînement dirigé par trois Algériens proches d'Abou Mossaab Abdel Wadoud", avait déclaré le ministre dans une conférence de presse en citant le nom de guerre d'Abdelmalek Droukdal, le chef d'AQMI. Sur place, des munitions, des explosifs, des jumelles, des cartes militaires et des tenues de combat avaient été saisies, et seize hommes interpellés. Le groupe, dit "Phalange Okba Ibnou Nafâa", selon M. Larayedh, était recherché après la mort, quelques jours plus tôt, d'un gendarme tunisien. Ce camp, selon le ministre, avait pour objectif de créer "une organisation djihadiste capable de mener des actions violentes afin d'imposer la charia", la loi islamique, en Tunisie. Non loin, à Ferfana, des armes automatiques avaient été saisies au cours de ce même mois de décembre 2012. "TERRE DE PRÉDICATION" Cette situation a poussé les autorités tunisiennes à discuter avec leurs homologues algériens. Fin janvier, après l'intervention française au Mali, et la sanglante prise d'otages sur le site gazier algérien de Tigantourine par un commando dont auraient fait partie onze Tunisiens, le chef de l'Etat Moncef Marzouki avait ainsi rencontré le président du Sénat algérien, Abdelkader Bensalah, pour évaluer "une stratégie claire sur les défis sécuritaires" de la région. Jusqu'ici, en Tunisie, le trafic d'armes et l'entraînement semblaient réservés aux extrémistes religieux partis combattre le régime de Bachar Al-Assad en Syrie ou rejoindre les rangs des djihadistes au Mali. Ansar Al-Charia, le groupe salafiste le plus connu à Tunis, dont le chef, Abou Ayad, est recherché par la police depuis l'attaque de l'ambassade américaine le 14 septembre 2012, a toujours insisté sur le fait que la Tunisie n'était pas "une terre de djihad, mais de prédication". Mais l'assassinat, le 6 février, de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, assassiné devant son domicile de plusieurs balles, a changé la donne. Depuis, le ministre de l'intérieur a clairement désigné la mouvance salafiste comme la principale suspecte, ce que démentaient, mercredi 27 février, des sites Internet fondamentalistes  http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2013/02/28/tunisie-les-decouvertes-de-caches-d-armes-se-multiplient_1840625_1466522.html

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