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الاثنين، 25 مارس 2013

Une vague de racisme déferle sur France 2


Tous les jours, le même refrain. Entonné par un chœur œcuménique où vocalisent aussi bien l’historien Pascal Blanchard que David Pujadas, le sondologue Pascal Perrineau que la philosophe Chantal Delsol – sans compter Le zapping de Canal+ en perroquet. De plateau en plateau, tout ce petit monde s’en va répétant deux vérités chiffrées donc incontestées : « 70% des Français jugent qu’il y a trop d'étrangers en France » ; « 74 % des Français estiment que l’islam n’est pas compatible avec les valeurs de la France. » Illustration :
Consternation ! Touts ces gens commettent la même erreur de débutant : remplacer les « sondés » par des « Français ». Même Pascal Blanchard, que j’apprécie et qui intervenait au cours d’un passionnant débat animé par l’excellent Ahmed El-Khey dans l’émission Toute les France, sur France Ô… Emission où il venait tout juste de démontrer les biais de fabrication du palmarès du JDD sur « les personnalités préférées des Français » ! On peut toutefois accorder à l’historien que, pris dans le feu de la discussion, il n’a pas eu le temps de réfléchir à ce qu’il disait…
 recrutent surtout les sots et les fachos. »


Pour les journalistes de France 2, en revanche, aucune excuse. Dire « 74 % des Français pensent que… » au lieu de « 74 % des sondés pensent que… » n’est pas seulement une erreur, c’est une faute. Une faute d’autant plus grave qu’il est permis de se poser de sérieuses questions sur ces « sondés », au vu des conditions de production dudit « sondage », dont la perversité a été brillamment mise en lumière par Alain Garrigou dans Le sondage de trop (sur son blog intitulé « Régime d’opinion »). Le directeur de l’Observatoire des sondages s’attarde particulièrement sur les biais causés par la réalisation de cette enquête par Internet. Sa démonstration, très convaincante, aboutit à une conclusion cinglante : « On pourrait dire que les sondages par Internet 
Si ce sondage est scandaleux, bien au-delà des aspects techniques (mais essentiels) du recrutement des sondés, c’est surtout par la formulation de ses questions. « Une formulation lourde pour ne pas dire nauséabonde », estime Alain Garrigou. Effectivement, la plupart des questions paraissent être des citations extraites de prospectus du FN (ou de la droite forte, voire d’une affiche pétainiste). Par exemple, les sondés devaient dire s’ils partageaient des opinions telles que « on a besoin d’un vrai chef pour remettre de l’ordre » (87 % des sondés sont d’accord) ; « il y a trop d’étrangers en France » ; « les immigrés ne font pas d’efforts pour s’intégrer en France », « le racisme anti-Blancs est un phénomène assez répandu en France »

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