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الجمعة، 3 مايو، 2013

Presse: naissance au forceps de la HAICA



Après une gestation d’un an, la Haute Instance Indépendante de la Communication Audiovisuelle a enfin vu le jour ce vendredi. Coïncidant  avec la célébration  de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la composition de la HAICA a été annoncée au cours d’une cérémonie au palais de Carthage en présence des présidents de la république et de l'Assemblée nationale constituante, le chef du gouvernement s'étant décommandé à la dernière minute. Elle est présidée par Nouri Lejmi, professeur à l’IPSI et comprend sept membres :
Raja Chaouch (magistrat), Rachida Enneifer (professeur de droit constitutionnel), Ryadh Ferjani (professeur à l’IPSI), Habib Belaïd (ancien PDG de la radio tunisienne), Hichem Snoussi et Radhia Saïdi (anciens membres de l’INRIC) et Mohsen Riahi.

Moncef Marzouki a expliqué le retard mis dans la mise en place de la Haute Autorité par le souci de parvenir à un consensus à propos de sa composition

Une bonne nouvelle pour la presse tunisienne. Mais le tableau est loin d'être idyllique. Le même jour, on apprend que la Tunisie a reculé de quatre places dans le dernier classement annuel de la liberté de la presse de reporters sans frontières, le pays étant désormais à la 138e position sur 179 pays. Quelque 196 journalistes ont été agressés depuis un an, soit une moyenne de 9 agressions par mois, enregistrant ainsi une forte hausse du nombre d'exactions contre des journalistes en comparaison avec la période précédente.

Lors d'une conférence de presse, Aymen Rezgui, membre du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens, chargé des libertés a imputé la responsabilité de la persistance des agressions ciblant, en premier lieu, des journalistes, à l'impunité dont bénéficient les auteurs d'agressions par des protecteurs. Plusieurs présentateurs et journalistes ont annoncé ces derniers mois avoir reçu par sms ou lettres anonymes des menaces de mort.

D'ailleurs, des dizaines de journalistes tunisiens et de militants de droits de l'homme ont manifesté ce vendredi, notamment sur l'avenue Bourguiba à Tunis accusant le gouvernement  de chercher à contrôler le secteur. «Nous avons choisi d'organiser cette marche pour protester contre la censure et exprimer notre volonté de continuer avec fierté la bataille pour une presse libre», a expliqué Néjiba Hamrouni, présidente du SNJT.

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