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الثلاثاء، 17 يونيو 2014

Qatar-Espagne, lutte d’influence et échange de votes ?





Selon France Football, le Qatar et l’Espagne auraient fait alliance dans la campagne d’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022.
Depuis plusieurs années, le Qatar cherche à imposer sa légitimité dans le domaine du football. A coup de pétrodollars, l’émirat du Golfe Persique s’est taillé une place de choix. Avant l’acquisition du PSG via QSI (2012), il avait notamment développé une relation privilégiée avec le FC Barcelone, qui renonça en 2011 à une tradition centenaire pour arborer sur son maillot (jusque-là vierge de tout sponsor) le nom de la Qatar Foundation. Depuis la saison dernière, c’est même la marque Qatar Airways qui floque la tunique catalane. Selon France Football, ce lien aurait constitué l’une des portes d’entrée en Espagne pour le Qatar, les deux pays scellant ensuite un pacte dans la campagne d’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022*.

Des liens financiers étroits
Depuis 2004, le Qatar a fondé l’Aspire Academy for Sports Excellence. Elle est aujourd’hui dirigée par l’Espagnol Ivan Bravo, ex-directeur de la stratégie du Real Madrid. Le directeur de la section football est un autre Espagnol, Roberto Olabe, et le responsable du réseau de détection n’est autre que Josep Colomer, présenté comme l’homme qui a découvert et fait venir l’Argentin Lionel Messi au FC Barcelone. Or, Aspire aurait fait appel à Bonus Sport Marketing, la société de Sandro Rosell, ex-président du Barça (contraint à la démission en janvier dernier suite au transfert frauduleux du Brésilien Neymar), pour mettre en place un système de détection mondial. En 2008, la société qatarie aurait versé 2,754 millions d’euros à son homologue espagnole pour s’assurer son expertise, selon l’hebdomadaire, qui s’est procuré une copie du contrat.
Au-delà de cet accord, l’opération vise à élargir le réseau d’influence du Qatar dans les pays africains. Plus de 300.000 dollars sont versés dans des académies au Sénégal, au Mali, au Cameroun, au Nigéria ou au Ghana, près de 200.000 dollars en Côte d’Ivoire… Trois de ces pays (Cameroun, Nigéria et Côte d’Ivoire) comptaient un membre du comité exécutif de la Fifa, votant pour l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. Idem pour le Paraguay (où une académie est également présente), représenté à l’époque par Nicolas Leoz, ancien président de la Confédération sud-américaine de football…
Rencontre secrète avec le président de la Fédération espagnole à Madrid
France Football révèle également qu’un discret dîner, organisé au restaurant Puerta 57 du Stade Santiago Bernabeu - après un match de Ligue des champions du Real Madrid fin octobre 2009 - par l’intermédiaire Jaume Fluxa Morro, aurait permis la rencontre entre plusieurs représentants du comité de Qatar 2022 et le président de la Fédération espagnole de football Angel Maria Villar Llona (en poste depuis 1988). Ce dernier aurait accepté le principe d’un échange de votes de pays à pays. Impliqué dans l’affaire (Emilio Butragueno, directeur des relations institutionnelles, et Florentino Pérez, président du club, étaient présents au dîner), le Real Madrid affirme ne pas avoir organisé «de réunion avec qui que ce soit sur quelque sujet que ce soit qui ait à voir avec le Mondial du Qatar.»
Des rumeurs de collusion dès 2010
Dès rumeurs sur une alliance entre les candidatures qatarie et espagnole avaient déjà poussé la Fifa à mener sa propre enquête dès 2010. Ancien agent d’Interpol, l’Australien Chris Eaton en avait été chargé. Ses doutes initiaux s’évaporèrent curieusement et l’affaire fut classée par la Fifa «faute de preuves suffisantes». En visite au Qatar en novembre 2010, Eaton avait rencontré plusieurs membres de la famille royale et il reçut plus tard en guise de cadeau une montre et des boutons de manchette… En janvier 2012, l’enquêteur présenta sa démission au secrétaire général de la Fifa Jérôme Valke, qui l’avait personnellement recruté. L’Australien est aujourd’hui directeur de l’intégrité du sport d’ICSS (Centre international de la sécurité du sport), institution dont il avait discuté (lors de son enquête en 2010) avec le cheikh Abdullah bin Nasser Khalifa al-Thani, alors ministre de l’intérieur du Qatar.
*Si la candidature de l’Espagne (associée au Portugal) a été rejetée au profit de celle de la Russie pour le Mondial 2018, le Qatar l’a emporté au détriment des Etats-Unis pour la Coupe du monde 2022.

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